15 juillet 2011 - Texte : mlavallee

15 JUILLET 2011 - TEXTE : MATHIEU LAVALLÉE - les affaires.com

Pendant que le discours sur le manque d’entrepreneurship des Québécois bat son plein, une experte du démarrage d’entreprise elle pense qu’il y a une bulle présentement dans le secteur.

«Il s’agit d’une effervescence plutôt que d’une bulle», a souligné CHRIS SHIPLEY en entrevue après sa présentation au Festival International du startup qui se déroulait ces jours-ci à Montréal.

Présidente et chef de la direction de Guidewire Group, une compagnie de logiciels et de services informatiques destinée à rendre les entreprises plus compétitives, elle a également été entre 1996 et 2009 la productrice des conférences DEMO consacrées aux entreprises émergentes du secteur technologique.


Chanceux ou entrepreneurs ?

Selon CHRIS SHIPLEY, il y a dans ce domaine quelques chanceux de type MARK ZUCKERBERG qui récoltent des fortunes avec leurs idées, et des bons entrepreneurs.

«Et il vaudra mieux faire partie des bons entrepreneurs que de ceux qui pensent pouvoir devenir un chanceux», a-t-elle lancé d’emblée à son auditoire.

Favorable aux investisseurs

«Je ne veux pas décourager l’entrepreneurship, a tenu à préciser CHRIS SHIPLEY, mais je veux résister aux mythes autour du démarrage d’entreprises à l’heure actuelle».

À son avis, le mot d’ordre présentement consiste à trouver une idée, à concevoir un produit et à revendre dès que possible l’entreprise pour encaisser. Mais il s’agit là d’un modèle qui est favorable aux investisseurs qui financent ces projets, pas aux entrepreneurs.

«Les gens gardent leur attention sur le point de sortie : on construit quelque chose et on en sort. Mais lorsque nous regardons vers la porte, nous ne sommes pas en train de construire quelque chose», déplore-t-elle.

Ceux qui choisissent ce modèle oublient de créer les structures devant entourer leur produit, notamment pour le service à la clientèle ou le service après-vente. Si cette façon de faire se retrouve plus facilement du côté des entreprises technologiques, elle le constate dans plusieurs autres secteurs, confie-t-elle.

Objectif : créer de la valeur

Pour CHRIS SHIPLEY, créer une entreprise, c’est trouver une opportunité ou un problème, y trouver une solution et faire grandir la compagnie autour de tout cela.

C’est ainsi qu’on crée de la valeur tant pour soi, sa famille, les investisseurs et qu’on a un impact dans la communauté, plaide-t-elle.

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